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FREDERICK BANTING

Frederick Banting est connu par des millions de personnes au Canada et ailleurs dans le monde pour sa découverte de l'insuline, une source d'espoir pour tous ceux qui souffrent du diabète. Au début des années 1920, ses recherches pionnières lui valent une reconnaissance internationale, et il reçoit une rente viagère du gouvernement fédéral, le titre de Chevalier de l'Empire britannique et l'honneur d'être le premier lauréat canadien du prix Nobel.

Frederick Banting
Frederick Banting

Avant son importante contribution à l'histoire de la médecine, Frederick Banting, un vétéran de la Première Guerre mondiale, est un jeune médecin qui a du mal à joindre les deux bouts. Il ouvre un cabinet privé, à London, en Ontario, mais la clientèle est rare. Pour arrondir ses revenus, il enseigne la médecine à l'Université Western.

Le 31 octobre 1920, le cours de sa carrière change radicalement lorsqu'il lit un article de journal traitant de la recherche sur le diabète. Le jeune homme de 28 ans a une soudaine inspiration et il note aussitôt dans un carnet qu'il doit tenter d'extraire du pancréas d'un chien la mystérieuse hormone associée à cette maladie.

À cette époque, les diabétiques ont une espérance de vie plus courte et ils risquent la cécité et même l'amputation de membres, du fait que leur organisme ne produit pas suffisamment d'insuline, une hormone naturelle qui convertit le glucose en énergie. Si les chercheurs savent que les diabétiques souffrent d'un déséquilibre glycémique, ils ne connaissaient d'autres cures que les régimes draconiens et les exercices de routine.

Frederick Banting veut se consacrer à l'étude de la maladie et cherche un lieu pour le faire. Après quelques mois, il trouve un appui en la personne de John James Richard Macleod, un
professeur de l'Université de Toronto et spécialiste du diabète, qui met à sa disposition un laboratoire. En mai 1921, le professeur Macleod présente à Frederick Banting un de ses étudiants les plus brillants. Il s'agit de Charles Best, qui a alors 22 ans et qui a quitté les États-Unis pour étudier la médecine à Toronto. Dès que Best obtient son diplôme de premier cycle, les deux hommes commencent à travailler ensemble dans un laboratoire surchauffé et sous-financé.
Durant l'été de 1921, afin de faire avancer leurs recherches, ils font de nombreux tests avec des chiens, en profitant de l'expérience et des conseils du professeur MacLeod. En cours de route, un autre chercheur, James Bertram Collip, se joint à eux et les aide à purifier des échantillons d'insuline, de façon à rendre l'hormone assimilable par le corps humain.

Le 23 janvier 1922, ils administrent pour la première fois une dose de leur sérum à un être humain. Le patient est un adolescent de 14 ans, Leonard Thompson, gravement atteint du diabète. La santé du jeune homme s'améliore presque immédiatement après le traitement. Les chercheurs décident donc de faire des tests sur d'autres malades et obtiennent des résultats tout aussi probants.
Les injections d'insuline permettent pour la première fois de contrôler le taux de glycémie des diabétiques. Bien que le traitement ne guérisse pas la maladie, il va donner une nouvelle vie à des millions de diabétiques.

En 1923, Frederick Banting et le professeur Macleod reçoivent conjointement le prix Nobel de physiologie et de médecine. Cet honneur entraîne une reconnaissance du Canada à l'échelle internationale. Toutefois, l'absence des candidatures de Charles Best et de James Collip suscite une controverse. Frederick Banting n'est pas d'accord avec l'exclusion de Best, car il considère que ce dernier a joué un rôle aussi important que le sien dans la découverte marquante. Aussi, il ne manque pas d'exprimer publiquement son appui à son collègue en partageant avec lui sa part de l'argent du prix. Le professeur Macleod fait de même avec James Collip.

Les quatre chercheurs font preuve de désintéressement en décidant de ne pas faire breveter le sérum qui sauvera des vies. Un brevet leur aurait certainement permis de faire fortune, mais ils choisissent plutôt de vendre les droits de leur formule à l'Université de Toronto, pour une somme symbolique d'un dollar. Ainsi, grâce à eux, l'insuline pourra être produite et vendue à un coût abordable dans les années à venir.

Au cours des deux décennies qui suivent la découverte, Frederick Banting tente de réussir une nouvelle grande percée scientifique, en poursuivant des recherches sur la silicose et le cancer. Toutefois, il ne fait pas de découverte majeure dans ces domaines.

Par contre, le médecin crée la première combinaison spatiale au monde, afin d'aider les pilotes à mieux supporter les vols en croisière rapide. En 1939, à la suite de cette réalisation, il est nommé président du Comité de recherche médicale en aéronautique du Conseil national de la recherche du Canada. En plus ces nombreuses activités, il réussit même à se faire un nom comme artiste amateur.

Le 21 février 1941, dans le cadre de ses fonctions, il monte à bord d'un bombardier à destination de Londres. Peu après le décollage, l'avion s'écrase à Musgrave Harbour, à Terre-Neuve. Seul le pilote survit. Banting meurt à l'âge de 49 ans.

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